Les promos toujours fortes, avant la loi Travert
Source : Observatoire Promo Nielsen/A3 Distrib/Ed. Dauvers
https://www.olivierdauvers.fr/
Analyse intéressante sur la générosité des promotions, sur la base des futures règles de la loi Travert qui en 2019 va limiter cette générosité à un niveau maximum de 34 %, avec une part dans les ventes limitée à 25 %
Précisons que l'analyse porte seulement sur les produits alimentaires, seuls concernés par la loi. Pour mémoire l'univers DPH a des taux de générosité sensiblement plus élevés.
Petite précision méthodologique utile : l'analyse porte sur le nombre d'opérations identifiées sur prospectus et non sur le volume des ventes. A priori, les opérations ayant le niveau de générosité le plus élevé sont celles qui se vendent le mieux. En conséquence, les promotions en "mécanique promotionnelle" et surtout "avec un avantage supérieur à 34 %" représentent en volume une part sensiblement plus importante qu'en nombre d'UB en prospectus (11 %).
Premier constat qui n'apparait pas sur ce tableau qui porte sur le 2ème trimestre 2018. L'annonce de la loi ainsi que le psychodrame Nutella/Intermarché n'ont pas limité la générosité des opérations qui reste en ligne avec l'année 2017.
Le nombre de promos sans avantage exprimé est important (46%). Ce sont des prix spéciaux sans référence à un prix habituel. On peut imaginer que la plus grande partie offre un avantage raisonnable, inférieur à 34 %.
On constate que le cagnottage propose des avantages supérieurs à 34 % de façon beaucoup plus fréquente (29 %) que le lot virtuel ou la réductions immédiate (19 %). C'est assez logique dans la mesure où le cagnottage ne subit pas les contraintes d'interdiction de revente à perte.
En termes de part des offres supérieures à 34 %, on observe que tous les rayons enregistrent des niveaux inférieurs aux fameux 25 %. Tout va bien donc ?  Pas si vite ....
En effet, d'une part les volumes représentent des parts sensiblement plus importantes que le nombre d'opérations. D'autre part ces chiffres sont des moyennes par catégorie et non par fournisseur qui va normalement être le critère de calcul retenu.
Décryptage promotion de Philippe ingold

La règle du taux de générosité limité à 34 % est plutôt facile à appliquer. Un peu moins à contrôler notamment sur les opérations "sans avantage exprimé" qui vont peut-être se multiplier pour contourner la loi ...
A priori, la règle de limitation à 25 % en volume était plus compliquée à appliquer et .... à contrôler !
Notamment parce qu'il est difficile de prévoir les résultats d'une promotion. Mais le projet d'ordonnance parle maintenant de CA prévisionnel, ce qui permettra une certaine tolérance..


 
PromoRama, une banque d'images pour construire vos promos
Source : PromoResearch
La version 2018 de PromoRama est aujourd'hui disponible.
Ce ne sont pas moins de 22 000 opérations qui ont été relevées, codifiées et classées en 20 grandes familles de techniques.
La nomenclature exclusive a été établie selon des critères juridiques et marketing.
De nombreux détails sont analysés, notamment les dotations des jeux, la nature des primes, les enseignes utilisatrices, etc.
Les opérations ont été scannées avec un niveau de définition permettant une bonne lecture des modalités.
Téléchargez la plaquette de présentation
Décryptage promotion de Philippe ingold

PromoRama vous donne les moyens pour constuire vos promotions :

  • Développer les compétences promotion et la créativité de vos équipes.
  • Utiliser une nomenclature structurante.
  • Gagner un temps appréciable dans vos recherches d’exemples.

  • Visualiser toutes les exploitations possibles des techniques, structurées par mécanismes, combinaisons articles, supports, avantages, dotations, enseignes, etc.

  • Découvrir des mécanismes encore peu utilisés et concevoir ainsi des opérations originales et différenciantes

  • Développer des créations attractives et pertinentes en vous inspirant des nombreux exemples de la banque d'images

  • Valider l'existence de mécanismes originaux et justifier vos recommandations auprès de vos directions, juristes, partenaires, clients, etc.


 
Image prix et image promo des enseignes
Source :  Observatoire Bonial Dauvers http://a-p-c-t.fr/dauvers/fichiers/?idfile=161%20
Cette étude analyse l'image prix des enseignes et l'image promo des enseignes alimentaires selon trois items (réponse aux attentes, intérêt financier, incitation à la fréquentation).
La hiérarchie selon l'image prix est assez connue : en tête: Lidl et Leclerc, en queue : Casino, Match, Monoprix.
L'étude de l'image promo est nouvelle et donne des résultats très peu différents quels que soient les critères. La hiérarchie entre enseignes est globalement respectée.....
Décryptage promotion de Philippe ingold

Pour les shoppers, il semble qu'il y ait une confusion entre images prix et promo, la promotion apparaissant comme une simple modalité de variation de prix. Il existe bien sûr un problème sémantique, les shoppers ne semblant pas identifier les offres différées ou non financières comme des promotions à proprement parler.


 
Soldes, une réforme nécessaire
Source : LSA - 10 juillet 2018

Les soldes d’été ont mal démarré avec un essoufflement marque : -20% en magasin, -10% sur l’e-commerce, selon SoCloz, plate-forme de digitalisation du commerce.
L’organisation sur deux fois sur six semaines parait aujourd’hui tout à fait obsolète.
Notons toutefois que 3/4 des français continuent à en profiter et que, selon le Credoc, les soldes ont une valeur plaisir importante et en progression : 50 % des consommateurs y trouvent aujourd’hui du plaisir, à comparer avec 38 % en 2012. On retrouve ainsi les niveaux d’avant crise.
Comment faire évoluer cet évènement commercial ? En octobre 2017, un groupe de travail de professionnels de la distribution s’était penché sur la question. 80% estimaient la règlementation actuelle « non satisfaisante » et, dans ce contexte, 85% avançaient l’idée de réduire la durée des soldes.
- 54% sur quatre semaines,
- 31% sur cinq semaines,
- 15% estiment que trois semaines seraient largement suffisantes.
Resterais alors le problème des dates.
Quatre hypothèses sont le plus fréquemment avancées pour les soldes d’hiver.
- un démarrage beaucoup plus précoce dès le lendemain de Noël, dans une sorte de « boxing day »
- le premier mercredi de janvier.
- la date actuelle, au deuxième mercredi de janvier.
- un recul à la toute fin du mois de janvier.
La difficulté parait moindre pour les soldes d’été, avec peu de latitude pour en bouger la date. Tout juste si l’on voit poindre, quand même, la volonté de les faire commencer plus tard, « mi-juillet ou fin juillet, voire tout début août.

Décryptage promotion de Philippe ingold

Même en cas d’accord, resterait le problème essentiel de l’attrait intrinsèque des soldes. Tant que « les soldes avant les soldes », avec cette avalanche de promotions et de ventes privées, viendront parasiter le modèle, rien ne changera vraiment.


 
1,1 milliards d'euros de gains avec la digitalisation des prospectus et la commercialisation des datas.
Source : LSA - 12 07 2018 - étude du Boston Consulting Group.

La digitalisation partielle des prospectus et la monétisation des données des distributeurs français, pourraient représenter un gain de 1,1 milliard d’euros pour les distributeurs français, selon une étude du Boston Consulting Group, commandée par Google.
300 à 420 millions d‘euros d’économies que permettraient la digitalisation de 20 à 30% des budgets marketing alloués au catalogue papier. En effet, le coût au contact utile est, en moyenne, environ 70% plus faible en digital comparé au catalogue. Cette transition vers une communication digitale apparait en accord avec la prise de conscience écologique qui pourrait à terme générer une législation restrictive sur le sujet. Elle permettrait également de personnaliser davantage les promotions proposées aux consommateurs et répondrait à la digitalisation croissante des modes de consommation. Des premiers tests, menés dans les grandes villes, montrent selon le BCG que des dispositifs digitaux s’appuyant notamment sur la géolocalisation affichent la même performance que le catalogue en termes d’apport de trafic et de ventes en magasins.
400 à 710 millions d’euros de marge additionnelle reviendraient en outre aux distributeurs à travers la monétisation des données récoltées tout au long du parcours d’achat. C’est-à-dire en commercialisant, dans le respect du RGPD, la vente d’espaces publicitaires sur leurs sites et applications e-commerce (exemple : produits sponsorisés dans les résultats de recherche du site, bannières display), ce que font notamment les régies pub des enseignes.
La mise à disposition d’insights innovants sur les produits, les consommateurs et leurs habitudes d’achat et la vente de données de ciblage permettraient aux marques d’améliorer la performance de leurs campagnes et accroitre leur rentabilité.

Décryptage promotion de Philippe ingold

Ces calculs semblent assez raisonnables mais restent théoriques. Tout le problème viendra de la capacité des acteurs à créer un système permettant d'exploiter ces gisements de rentabilité. L'objectif de digitalisation des prospectus semble accessible. Le BCG ne prévoit en effet qu'une digitalisation partielle de 20 ou 30 %. Loin, pour l'anecdote, des 100 % qu'avait annoncé Leclerc pour 2020. Les distributeurs restent en effet très attachés au prospectus papier en fonction de leur expérience.
Mais il serait dommage de ne pas utiliser les datas obtenues pour ne pas améliorer les performances commerciales. C'est le second enjeu. Il s'agit de mettre en place un écosystème technologique performant de bout en bout, construire les partenariats stratégiques (éditeurs, distributeurs complémentaires, prestataires technologiques) afin d’améliorer la proposition de valeur des distributeurs et maximiser la valeur de leurs données. Ce n'est pas gagné !


 
Le projet d'ordonnance  de la loi Travert
Source : LSA -  17 juillet 2018

La loi Alimentation est encore en discussion et devrait être votée en septembre 2018. La Dgccrf prépare déjà l’ordonnance qui sera publiée lorsque la loi d’application sera votée. Ce projet d’ordonnance, que LSA s’est procuré, ne traite qu’un volet précis de la loi Alimentation: les promotions et le Seuil de revente à perte.  Pour la Dgccrf, ce document de travail permet d’ouvrir la concertation avec les acteurs concernés (entreprises, fédérations, associations…). Nous présentons ci-dessous les principaux articles intéressants.

Article 1

Les dispositions des articles 2 et 3 sont applicables jusqu’au premier jour du vingt-quatrième mois suivant le mois de leur entrée en vigueur.

Article 2

Le prix d’achat effectif défini au deuxième alinéa de l’article L.442-2 du code de commerce est affecté d’un coefficient de 1,10 pour les denrées alimentaires et les produits destinés à l’alimentation des animaux de compagnie, revendus en l’état au consommateur.

Article 3

I. – Les dispositions du présent article s’appliquent, par dérogation au neuvième alinéa de l’article L.441-7 du code de commerce et sans préjudice du deuxième alinéa de l’article L. 441-2 du même code, aux avantages promotionnels portant sur la vente au consommateur de denrées alimentaires et de produits destinés à l’alimentation des animaux de compagnie.

II. – Les avantages promotionnels mentionnés au I ne sont pas supérieurs à 34% du prix de vente au consommateur ou à une augmentation de la quantité vendue équivalente.

III. – Outre le respect du II, ces avantages promotionnels portent sur des produits ne représentant pas, avant déduction desdits avantages, plus de 25% du chiffre d’affaires prévisionnel fixé :

IV. – Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas :

- aux denrées alimentaires dont les ventes présentent un caractère saisonnier marqué ;

- aux produits périssables à partir du moment où ils sont menacés d'altération rapide.

V. – Tout manquement aux obligations du présent article par le fournisseur ou le distributeur est passible d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € ou la moitié des dépenses de publicité effectuées au titre de l’avantage promotionnel pour une personne morale. L'amende est prononcée dans les conditions prévues à l'article L. 470-2 du code de commerce.

Article 4

Avant le 1er octobre 2020, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation sur les effets des mesures prévues aux articles 2 et 3 de la présente ordonnance.

Aux fins d’établissement de ce rapport, les acteurs économiques de la filière alimentaire adressent au Gouvernement les éléments d’analyse permettant de vérifier la pertinence de ces mesures.

Décryptage promotion de Philippe ingold

Ce texte est conforme aux éléments annoncés mais apporte quelques précisions utiles.
Il est tout d'abord destiné à ouvrir la concertation .....Très bien, mais la loi doit être votée en septembre 2018 ! La concertation va donc être bien courte ! voire inexistante.
Les avantages promotionnels sont toujours limités à 34 %, mais nouvelle précision, ils concernent également une augmentation de la quantité vendue équivalente. Cette précision est ambigüe : elle signifierait que l'augmentation de quantité est limitée à 34 % ? Alors qu'en toute logique l'augmentation de volume devrait être limitée à 50 %, qui correspond à une baisse de prix au kg de 33,3 %, donc à priori conforme.
Les avantages ne doivent pas représenter plus de 25 % du CA prévisionnel, avant déduction des avantages. Il semblerait donc que serait accepté un calcul à priori, sans obligation de respecter strictement ce niveau à posteriori. Dans les premiers textes on parlait de volume ce qui était difficile à appliquer avec des gammes de produits de natures différentes. Mais en CA, la part des produits en promotion était de fait minorée par rapport au volume. D'où la nécessité de prendre en compte le CA  avant déduction des avantages.
Ces limites de générosité et de CA ne s'appliquent pas aux produits saisonniers ou périssables, ce qui est assez logique.
Encore pas mal de questions donc et tout un champ d'interprétation.


 
Loi Travert : quelques précisions après le passage au Sénat
Source : LSA -  6 juillet 2018 - Tribune Gaëlle Toussaint-David, avocate du cabinet Simon Associés

Le texte adopté par le Sénat prévoit diverses évolutions qui concernent principalement les limitations des opérations promotionnelles. Ces évolutions sont intéressantes en soi mais devront être validées par l’Assemblée Nationale dans la loi définitive dont le vote est prévu en septembre.
- Le champ d’application de la loi est étendu au « pet-food ».
- La valeur prise en compte dans la limitation de 34 % est le prix fixé par les distributeur au client final.
- La limitation en volume (25 %) concerne le volume annuel des produits par fournisseur (avec une exception pour les MDD : c’est la catégorie qui sera prise en compte)
- Les limitations s’appliquent à tous avantages promotionnels (puisqu’il précise qu’il vise les avantages « de toute nature »), qu'il s'agisse de nouveaux instruments promotionnels (NIP), ou non, qu’ils soient instantanés ou différés (afin de prendre en considération notamment la pratique du « cagnottage »), et qu'ils soient financés par le fournisseur ou le distributeur.
- L’article interdisant les mentions de gratuité, dérivés ou synonymes est supprimé. Heureusement !

Décryptage promotion de Philippe ingold

La limitation en volume serait calculée annuellement par fournisseur. On verra toutefois que dans le projet d’ordonnance (voir plus haut), la notion de volume a été remplacée par le CA avant déduction des avantages, ce qui permet un calcul global pour chaque fournisseur
Tous les avantages promotionnels sont concernés, y compris les avantages différés, ce qui vise principalement le cagnottage (qui présente des taux de générosité plus forts) et prévenir ainsi le transfert des offres immédiates sur cette technique. Ce devrait être aussi le cas des bons d’achat.
Mais effet plutôt imprévu, à priori, sur les techniques consommateurs : BR et ODR. Qui ne pourraient donc non plus dépasser ce taux de générosité de 34 %, pourtant fréquent sur les ODR. Or ces avantages accordés directement ne sont pas inclus dans la convention conclue entre distributeur et fournisseur…
Question non traitée également : la limitation du taux de générosité à 34 % cumulera-t-elle l’avantage distributeur et l’avantage consommateur. Par exemple, la marque pourra-t-elle offrir un BR de 10 ou 15 % sur un produit bénéficiant d’une réduction immédiate de 5 % ?
A suivre ….

 



 
Des paris dangereux ... mais efficaces ?
Source : LSA - juillet 2018
La coupe du Monde de football a été l'occasion pour certaines sociétés de promettre des remboursements à leurs clients.
Vatti, fabricant chinois d'électroménager et de cuisines et sponsor de l'équipe de France a ainsi promis le remboursement intégral de 4 éléments de cuisine en cas de victoire.
Et le distributeur belge Krefel  a promis les remboursement des téléviseurs de plus de 55 pouces, si les diables rouges marquaient plus de 15 buts, ce qui a été réalisé avec 16 buts.
Décryptage promotion de Philippe ingold

L'opération chinoise est assez surprenante. Même si les chinois se mettent lentement au football : pourquoi sponsoriser une équipe du bout du monde quand on fabrique des produits n'ayant rien à voir avec ce sport ? Les retombées d'image sont en effet très indirectes. Et il semblerait que l'entreprise ait mal conçu son opération. L'engagement portait en effet sur environ 2 000 € par participant. Le cours de l'action en bourse avait perdu 51,7 % avant même la finale. Vatti affirme que les sommes à rembourser pourraient être très importantes mais avaient été inscrites dans le budget annuel et que "ça n'aura pas d'énormes conséquences sur l'entreprise" (sic). Peut-être pas "énormes" donc mais sûrement lourdes  ...
L'opération belge de Krefel est de nature différente, elle est d'abord associée à son équipe nationale et porte sur un enjeu différent que sur une victoire aléatoire, à savoir un objectif de 15 buts, en adéquation avec l'image offensive des "diables rouges". Compte-tenu de leur popularité et de l'enthousiasme de nos amis belges, l'opération a donc du être très positive en termes d'image et de proximité. Sur un plan comptable, il va falloir rembourser 3 000 téléviseurs de grande taille, en recourant à l'assurance prise opportunément.
Rappelons pour mémoire que Saturn et Carrefour avaient déjà promis le remboursement des TV achetées à l'occasion de la coupe du monde 2010.


 
Carrefour géolocalise ses produits avec Pricer
Source : LSA - 14 juin 2018

Le distributeur a travaillé avec Pricer pour ajouter dans l’application Carrefour et Moi une fonction de géolocalisation des produits, précise à 1 mètre. Les 45 plus gros hypermarchés proposent ce service et une nouvelle vague devrait suivre prochainement

Les deux entreprises avaient déjà travaillé sur le sujet en 2014, dans l’hypermarché de Villeneuve-la-Garenne, via une application dédiée COù ?
La promesse client était similaire mais techniquement la solution différente.

Aujourd’hui, plus de balises beacon, l’ensemble de la géolocalisation repose sur le système de communication des étiquettes de Pricer, basé sur la trilatération par infra-rouges. Il n’y a pas d’équipement à ajouter, Pricer a développé un logiciel qui repère les étiquettes dans les rayons.

Le distributeur a commencé la communication en point de vente en février et mars 2018.
Désormais, le service est inclus dans l’application Carrefour et Moi, qui devient petit à petit le portefeuille digital du groupe, avec au fil du temps de nombreuses fonctionnalités comme récemment Carrefour Pay.

Reste le problème de financement de ces solutions. On évoluerait de plus en plus vers de la location, voire un coût à l’usage.

Décryptage promotion de Philippe ingold

Est-ce une révolution ? techniquement oui. Mais ce service apporte-t-il une fonctionnalité réellement utile, au moins dans l'univers des GMS ? On sait en effet que le shopper achète souvent les mêmes produits (environ 400 références par an)  dont il connait bien l'emplacement. Avec aussi il est vrai un peu d'impulsion avec les promotions en TG. Gare donc au découragement éventuel du shopper en cas de fonctionnement non fluide.
Pricer travaille aussi avec Leroy-Merlin qui devrait équiper ses 128 magasins en 2018. Et dans ce contexte, on comprend mieux l'intérêt de cette nouvelle technologie. N'importe quel bricoleur amateur vous le dira !


 
Yop offre un congé parental
Source : https://conge-parental.fr/
Yop part de l'idée, pas fausse, que les ados cherchent à se débarrasser de leurs parents pour être tranquilles à la maison et faire la fête.
L'arme fatale est donc de leur offrir un "congé parental", soit une soirée, un week-end ou un "loooong aprem".
Le mécanisme ? Il faut chopper des codes sur chaque bouteille de Yop cachés sous l'étiquette) et les valider sur Messenger.
Le jeu se déroule sur trois mois en trois sessions du 5 juin au 4 septembre.
Petite complexité : il s'agit de cumuler un maximum de points par l'achat de bouteilles (8 maxi par session) et par le suivi d'indications sur Facebook et Snapchat ou encore par le suivi d'influenceurs sur leurs comptes Instagram et Snapchat.
A gagner : 9 week-ends, 18 soirées, et 30 "aprem".
En bonus un tirage au sort avec 73 "aprem".
Décryptage promotion de Philippe ingold

L'opération se fonde sur une thématique très créative et humoristique et bien adaptée à la cible visée. La marque raconte ainsi une histoire originale en décalage des communications classiques. Le mécanisme s'appuie sur des techniques de viralité. C'est un bon exemple d'exploitation des techniques promotionnelles dans un objectif de communication globale, porteuse de sens et jouant sur les émotions.


 
Carrefour stoppe ses partenariats sportifs
Source : LSA - 30 mai 2018

Désireux de recentrer ses efforts sur l’alimentaire, Carrefour ne renouvèlera pas en 2019 ses partenariats sportifs, Tour de France cycliste et Fédération française de football. Concrètement il ne sera plus à l’avenir le sponsor du maillot à pois du meilleur grimpeur (il était présent depuis 1993, en mettant en avant les enseignes Champion puis Carrefour Market), ni le partenaire des équipes de France de football et de la coupe de France, une collaboration qui date de 1998.
Carrefour figurait parmi les sponsors de rang 2 de la FFF, soit un investissement annuel d’un peu moins de 3 millions d’euros annuels. Le prochain partenaire devrait être Intermarché
En matière de cyclisme le parrainage du maillot à pois, porté par le leader du classement de la montagne, est d’environ 8 millions d’euros annuels. Pour succéder à Carrefour, il y aurait plusieurs pistes dont celle de Leclerc.

 

Décryptage promotion de Philippe ingold

On peut comprendre le souhait de Carrefour de faire des économies. Mais ces opérations de partenariat avaient un réel intérêt stratégique comme soutien d'opérations promotionnelles majeures. Carrefour disposait avec ces deux partenariats majeurs d'un avantage concurrentiel incontestable. En effet, l'équipe de France de football et le Tour de France, il n'y a pas mieux actuellement. De plus la fin du partenariat FFF intervient au moment où l'équipe de France gagne la coupe du monde et bénéficie d'un coefficient de sympathie jamais vu.
Pas sûr que cela soit une bonne idée à long terme .... D'autant qu'il ne sera pas possible de revenir en arrière .... Les concurrents sont à l'affut !


 
Casino joue sur ses 120 ans
Source : prospectus Casino - juillet 2018
Casino annonce du jamais vu pour fêter ses 120 ans. En fait l'enseigne s'appuie sur le chiffre 120 pour donner un peu de créativité à ses offres.
C'est bien sûr le 120 % sur le 2éme en bon d'achat qui est le plus intéressant et à notre connaissance jamais utilisé. II s'agit en fait d'un bon d'achat d'une valeur de 60 % sur la vente groupée de 2 produits, offre assez spectaculaire mais pas vraiment exceptionnelle comparée aux 70 %, assez fréquents ces derniers temps.
Le principe est décliné sur les  gammes MMD Casino Delices et Guichard Perrachon, mais seulement sur le 4ème produit et en cagnotte.
On peut remarquer aussi l'offre Happy Hours de 120 minutes (50 % sur une catégorie), un rajeunissement de la vente flash.
Le jeu Casino max avec 120 € à gagner est plus anecdotique.
Décryptage promotion de Philippe ingold

A défaut de pouvoir et/ou vouloir faire des offres de niveau jamais vu, l'enseigne a imaginé une nouvelle modalité d'offre financière, 120 %. C'est bien sûr spectaculaire et interpelant. Mais sans doute conceptuellement difficile à traduire pour un shopper. Est-ce une idée géniale ou à côté de la plaque ?
En tout cas, bravo à l'enseigne pour avoir cherché à renouveler la communication de ces offre financières.


 
Leclerc soutient la France
Source : prospectus juillet 2018
Ce Leclerc Drive fait une offre pertinente à l'occasion de la finale de la coupe du Monde de Football. Pour 80 € d'achat, l'enseigne vous offre en effet un fût de bière Heineken de 5 L, d'une valeur de 15€ 45 (soit 19,3 %).
Décryptage promo de Philippe ingold

La promo est plutôt attractive en terme de valeur de l'avantage financier (20 %), mais, somme toute, pas exceptionnelle en regard de nombreux NIP (même si elle s'ajoute aux promos de la période).
C'est bien sûr avant tout la pertinence de l'avantage qui doit être soulignée : il est bien connu que l'on boit de la bière devant un match (ne me demandez pas pourquoi ....)
Et surtout Leclerc et Heineken installent leur présence dans un évènement exceptionnel à très forte mémorisation. De quoi créer de l'émotion et de la fidélité.
Bémol : l'annonce est vraiment moche, mais ce n'est pas très grave.


 
Casino offre 60 € en bons d'achat
Source : prospectus juin 2018
Belle offre proposée par Casino les 27/28/29 juin derniers.
Pour 60 € d'achat, vous recevez 4 bons d'achat à valoir sur les 4 semaines suivantes (avec un minimum d'achat de 60 €).
La délivrance des bons d'achat ne se fait pas automatiquement mais sur demande auprès de l'hôtesse de caisse (avec le mot de passe BONUS), ce qui implique que l'offre n'est pas réservée aux porteurs de carte de fidélité.
Décryptage promo de Philippe ingold

L'offre est à première vue spectaculaire avec un avantage perçu de 100 %. Mais réel de seulement 20 % (60 € / 300 €).
Elle permet de créer une continuité dans les achats, sinon une réelle fidélité. Elle optimise en tout cas le taux de nourriture sur la période. Reste à savoir si l'incitation au renouvèlement de visite va avoir des effets récurrents.
Par ailleurs, on peut penser que beaucoup de shoppers vont bénéficier d'un effet d'aubaine.


 
Faites du bruit avec des maracas TicTac
Source : observation magasin
Les maracas sont des instruments de percussion de la famille des idiophones, créés par les Indiens d'Amérique (centrale) Taïno ou Arawak. Ils sont très répandus dans la musique latine et antillaise (Source Wikipedia).
Tic Tac a eu l'idée d'en faire une série spéciale à l'occasion de la coupe du monde.
Composé de deux boites de Tic Tac menthe, elle a été vendue 3,69 € chez Auchan (- 30 % en cagnotte).
Elle a, semble-t-il, été déclinée aux couleurs des différents pays participants.
Décryptage promotion de Philippe ingold

Bravo pour cette idée magnifique qui exploite le bruit fait par les pastilles dans les boîtes.
Avec une conception sans doute pas si simple.
Des promos, comme cela on en redemande.


 
Sodebo propose une opération hybride
Source : https://passionnes.sodebo.com/#!/
Il s'agit d'une opération hybride offrant, en fonction du nombre de codes présents sur les packs, des BR, des cadeaux et une participation à un jeu par tirage au sort.
1 code = 1 BR de 0,30 €,
3 codes = 1 lunch box isotherme ou une gourde
5 codes = 1 jeu de cartes "les passionnés du bon"
7 codes = 1 participation au tirage au sort, 1 séjour en famille  à Noirmoutier
Par ailleurs, en saisissant un code, vous pouvez "rencontrer celles et ceux qui chaque jour mettent leurs passions et leur savoir-faire au service du bon".
Décryptage promotion de Philippe ingold

L'opération est présentée comme un jeu (règlement et accroche), alors qu'il s'agit pour l'essentiel de primes différées, le tirage au sort n'offrant qu'une dotation assez peu attractive (un séjour gourmand en famille ....). Ce qui fait que les primes plutôt sympathiques ne sont pas mises en valeur et pourraient être considérées comme attribuées de façon aléatoire (en fait en quantités limitées : 3000 et 13160). Quant au jeu de cartes, sa fonction est assez obscure !
Le mécanisme n'est pas très clair .... des codes transformés en cartes et une absence de précision sur le caractère progressif des dotations (gagne-t-on successivement à chaque palier ?)

Enfin, on ne sait pas vraiment qui sont "celles et ceux qui chaque jour mettent leurs passions et leur savoir-faire au service du bon".
Au total donc une opération  assez confuse qui n'incite pas à la participation.


Philippe Ingold

le décryptage de
Philippe Ingold

 
 
 
 
 
 
 

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